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Gros plan sur la CFTC

Sept des neuf syndicats de la fonction publique ont appelé à la grève ce jeudi 22 mars. La Confédération Française des Travailleurs Chrétiens en fait partie. Mais que représente aujourd’hui le syndicat chrétien et que défend-t-il ?

 

Créé en 1919 à la fin de la Première Guerre Mondiale, le syndicat vote la déconfessionnalisation et devient la CFDT (confédération française démocratique du travail). Une branche refuse le changement et récupère le nom. Le syndicat fait aujourd’hui partie des organisations dites représentatives et ayant un siège à la table des négociations avec le gouvernement et le patronat sur des sujets variés comme les réforme de l’assurance chômage, du code du travail ou de la formation pour les plus récentes. Avec 9,49% des suffrages au niveau national et interprofessionnel, c’est le dernier syndicat à se qualifier. Il faut avoir un score électoral de plus de 8 % pour faire partie des syndicats représentatif. En termes d’effectifs, il compte près de 140 000 membres.

Un syndicat réformiste

Historiquement, la CFTC cherche une voie médiane dans le dialogue social, entre marxisme et libéralisme. La doctrine sociale de l’Église et l’Encyclique Rerum Novarum de 1891 ont longtemps été des textes de référence. Aujourd’hui, ce sont les principes sociaux chrétiens comme le respect de la dignité de la personne, le bien commun, la subsidiarité et la fraternité qui sont le socle de l’engagement militant. Si inspiration est chrétienne, le syndicat prône cependant une indépendance religieuse. Le dialogue comme base de militantisme est privilégié et la grève est entendu comme un dernier recours. Le syndicat entend renouveler le dialogue social en l’inscrivant dans la constitution. Le contrat social, la protection actifs et la négociation pour eux fait partie des combats qu’ils mènent. Pour le futur, trois axes de réflexions sont mis en avant : l’anticipation des transitions écologiques, numérique/robotique, la sécurisation des parcours des travailleurs, dans le cadre d’activités à statut variable et la protection sociale du travailleur attachée à sa personne. A voir si cela sera suffisant pour conserver la représentativité nationale aux prochaines élections professionnelles.

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cftc plougastel en grève

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Une cinquantaine de membres du personnel de la maison de retraite a débrayé, hier, à l'appel de la CFTC, qui milite pour une meilleure répartition des horaires de travail. Le mouvement doit se poursuivre aujourd'hui.

Hier, entre 12 h et 13 h, une cinquantaine de membres du personnel de la maison de retraite Saint-Thomas-de-Villeneuve se sont réunis devant l'établissement, répondant ainsi à l'appel au débrayage lancé par la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens). Ce mouvement se poursuivra aujourd'hui, ainsi que vendredi et samedi prochains, si aucun accord avec la direction n'est trouvé d'ici là.

70 % du personnel concerné


Ces cessations concertées du travail concernent aussi bien le personnel infirmier que les aides-soignants et les agents, soit 70 % du personnel de l'établissement. Albane Bozec, déléguée syndicale CFTC, explique réclamer « une équité horaire dans les roulements du personnel ». En se référant à un courrier que les représentants syndicaux avaient adressé à la direction, le 29 mars, la déléguée précise : « En effet, au niveau des aides-soignants, le personnel à temps partiel, majoritairement choisi, revient autant que les salariés à temps plein dans les locaux. Un planning plus équitable avait été proposé mais refusé par la direction. De même, en ce qui concerne le personnel infirmier, afin de s'organiser au mieux, il est demandé de terminer les vacations à 11 h 30 et non à midi, comme actuellement ». Les infirmiers et aides-soignants ne sont pas les seuls à se mobiliser. Les coupes que subissent la plupart des agents sont également en cause. « Leur diminution est demandée, conformément aux accords de groupe.
Par ailleurs, depuis l'ouverture du nouveau bâtiment, les agents qui y sont affectés ne participent plus à la toilette des résidents, augmentant la charge de travail de leurs collègues, souci qui pourrait se résoudre par la création de postes supplémentaires », peut-on lire encore sur la lettre en question. Enfin, c'est une trame de roulement annuel qui est souhaitée pour tous, « non déficitaire et au plus proche de zéro ». « Dans la pratique, le personnel à temps plein doit effectuer 270 heures de travail en huit semaines. Hors, si du fait d'une coupe, par exemple, une heure vient à manquer, la personne peut être rappelée n'importe quand pour combler ce planning », expliquent les représentants syndicaux.

Des propositions jugées insuffisantes


Ces derniers ont rencontré les membres de la direction, hier, en fin d'après-midi, afin de présenter leur revendication de vive voix, le courrier envoyé le 29 mars étant resté jusque-là sans réponse. À l'issue de cette rencontre, il a été décidé de poursuivre le mouvement et de débrayer comme prévu aujourd'hui. « Les propositions de la direction s'adressent seulement aux aides-soignants, avec un essai dans un service uniquement, la durée de cet essai n'étant pas précisée », regrette Albane Bozec. Elle reconnaît que la situation des agents est plus délicate à gérer, même si la réponse de la direction quant à des réajustements lui semble « vague » et « n'induit pas de limite temporelle ». En revanche, le planning proposé pour les infirmiers est resté sans réponse et aucune contre-proposition n'a été faite.
 

source:
http://www.letelegramme.fr/finistere/plougastel-daoulas/debrayage-a-l-ehpad-le-personnel-se-mobilise-08-04-2017-11467397.php

Veilleurs chassés de la place de la République : le récit de J.Thouvenel

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Le vice-président de la CFTC et chroniqueur de Radio Notre-Dame a détaillé pour nous le déroulé de cette soirée. Pourquoi était-il présent ? Pourquoi ont-ils été chassés et par qui ?

Pour rappel: les Veilleurs, mouvement crée en marge des Manifs Pour Tous avait annoncé vouloir veiller place de la République hier soir. Parmi les thèmes abordés il y avait notamment le travail. Chassés de la place, ils ont été pourchassé dans Paris et ont du se replier devant l'Assemblée Nationale, lieu protégé par les forces de l'ordre. Plusieurs Veilleurs ont reçu des coups.

Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire notre reportage au cœur de  Nuit Debout ou encore le récit de cette soirée écrite par nos confrères du Figaro et du Nouvel Obs.

https://soundcloud.com/radio-notre-dame/joseph-thouvenel-nuit-debout

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La grève à l’hôpital de Cambrai a été peu suivie, mais les agents restent inquiets

PUBLIÉ LE 20/01/2016

Par Lucie Delorme

Selon la direction, trente-trois grévistes (2.3 %) ont été recensés sur tout l’établissement de santé ce mercredi. Mais pour la CFTC, qui a lancé l’appel, l’occasion de se déclarer gréviste n’a pas été donnée à tous les agents.


La CFTC a tenu un stand toute la journée de mercredi dans le hall du centre hospitalier et est allée à la rencontre des agents dans les services.

Le stand bleu est installé dans le hall de l’hôpital, juste à l’entrée. Des viennoiseries et des tracts sont distribués à ceux qui s’en approchent. Ici, les cinq représentants CFTC sont amers. « Un préavis de grève sert bien sûr à ouvrir le dialogue avec la direction, mais aussi à organiser la grève dans les services, détaille Hélène Mika, responsable départementale de la section santé à la CFTC. Les cadres ont reçu lundi soir les tableaux d’assignation pour savoir quels agents faisaient grève. Mais dans certains services, sauf si les agents se déclarent d’eux-mêmes grévistes, on ne leur a pas fait remplir cette feuille d’assignation. Ça n’a pas été fait à temps. Les chiffres vont être faussés. » Le directeur de l’établissement Philippe Legros assure que « tout a été fait dans les règles. » « C’est une procédure très encadrée, très stricte. »

Le préavis de grève avait été déposé la semaine dernière pour protester contre la suppression des badgeuses le 1er janvier dernier, remplacée par un formulaire à remplir et faire valider par le cadre pour chaque dépassement d’horaire effectué. Une manière de rogner sur les heures supplémentaires dans le but de faire des économies selon le syndicat, une nouvelle relation de confiance pour la direction.

« C’est le flou »

Les CFTC, le secrétaire de section Grégory Pinatel en tête, ont déambulé dans les services pour discuter avec les agents en poste, viennoiseries à l’appui. « Comment on fait pour faire grève ? Parce que je suis contre la suppression des badgeuses. Nos quarts d’heure supplémentaires ne sont jamais comptés », demande une infirmière. « Vous pensez qu’on aura gain de cause ? Parce que moi je suis sceptique », affirme une autre. Et les membres de la CFTC de demander dans les services si la fameuse feuille d’assignation a été distribuée. La réponse est souvent négative. Les agents croisés par les syndicalistes reconnaissent que pour compter les heures supplémentaires, « c’est le flou ». « Là, on n’a pas de formulaire, on ne sait toujours pas où on en est. » En cardio, « on a les fiches, mais on passe un temps fou à les remplir ». « Quand je fais un quart d’heure de plus, je ne le signale plus, soutient un agent des urgences. Si on devait le signaler à chaque fois… Pour le cadre qui doit tout compter, ça prendrait beaucoup trop de temps. »

« C’est la force de l’habitude, on est sur un épiphénomène, rétorque Philippe Legros. Les gens vont finir par s’y faire, quand ils verront à la fin du mois que leur salaire est le même. » Quant à ce quart d’heure que les agents disent ne plus signaler : « Ça montre la conscience professionnelle des gens. Ils n’ont pas la culture du quart d’heure, ici, mais celle de la continuité du soin. Ces quelques minutes en plus, on ne les donne pas à l’hôpital public, mais au patient. »

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La CFTC à Gattaz: ne pas confondre Saint-Thomas et Saint-Thomas d'Aquin

Paris, 18 jan 2016 - Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, a ironisé lundi sur les propos du président du Medef, Pierre Gattaz, qui après les annonces de François Hollande sur l'emploi, a confondu Saint Thomas, symbolisant le doute, et Saint Thomas d'Aquin, théoricien du "juste salaire".

Après les voeux du président de la République, qui a annoncé des mesures en faveur de l'emploi, M. Gattaz a affirmé: "Nous sommes comme Saint Thomas d'Aquin, nous attendons maintenant de voir des mesures concrètes après ces bonnes déclarations d'intention.

"Nous nous réjouissons de voir le président du Medef soutenir la voie tracée par Saint Thomas d'Aquin au 13e siècle, lui qui théorisa sur le juste salaire. Salaire suffisant pour que tout travailleur puisse vivre dignement, lui, sa famille et épargner", affirme M. Thouvenel à l'AFP. 

Le syndicat chrétien "appelle le Medef à passer aux actes". "Sur ce sujet, nous sommes comme Saint Thomas, l'apôtre (1er siècle), nous croyons ce que nous voyons sur les fiches de paie", raille M. Thouvenel. 

Selon la tradition chrétienne, Saint Thomas avait douté de la résurrection de Jésus-Christ, devenant ainsi le symbole de l'incrédulité religieuse. 

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CH de Cambrai : la CFTC dépose un préavis de grève pour la semaine prochaine

Leur distribution de tracts lors de la cérémonie de vœux de l’hôpital était un prémice. La grève est la suite logique. Les élus CFTC de l’établissement dénoncent la suppression du système de pointage pour les agents.


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« Nous avons déposé un préavis pour une grève de mardi à 20 heures à jeudi 8 heures », annonce Hélène Mika, secrétaire adjointe de la section santé de la CFTC. « Nous serons là toute la journée de mercredi pour informer les agents. Nous ne voulons pas faire dans l’opposition, nous demandons juste à nous asseoir autour d’une table pour discuter. » Le dialogue n’a pas avancé d’un poil entre le syndicat (non majoritaire dans l’établissement) et la direction depuis que cette dernière a supprimé, « sans concertation » affirme le syndicat, le système de pointage pour les agents de l’établissement le premier janvier dernier. Les heures supplémentaires sont en théorie comptabilisées sur feuilles et rentrées par les cadres dans le logiciel de gestion du temps de travail. « Mais les cadres nous reportent des problèmes de saisie. Avant, la pointeuse envoyait les informations directement dans le logiciel. Aujourd’hui, les cadres le font manuellement et il y a des problèmes techniques qui prennent beaucoup de temps. » Une manière de faire qui, selon la CFTC, poussera les agents à ne pas remplir ce formulaire pour un quart d’heure de travail en plus. « Mais mis bout à bout sur une année, ça peut faire beaucoup », avance Hélène Mika. Le problème, c’est que l’UNSA, majoritaire, ne suit pas l’appel pour le moment. Ses élus ont été reçus par la direction en début de semaine. « Nous sommes déjà rassurés sur le fait que les droits des agents seront repris dans le nouveau logiciel », détaille Michel Szypura, délégué UNSA. L’ancien support informatique, obsolète et dangereux pour la bonne comptabilisation des heures sup’, avait fait l’objet de critiques de la part de l’UNSA. Son remplaçant sera plus sûr et devrait arriver dans les prochains mois.

Sur la suppression du badgeage, Michel Szypura affirme qu’il aurait souhaité son maintien. « Le badge restait la garantie de la reconnaissance du travail des agents. » Si « la manière de faire (de la direction) est contestable », il ne compte pas pour l’instant se joindre à la CFTC dans son appel à l’arrêt du travail.

Quant au directeur, Philippe Legros, ses positions restent inchangées. « Il n’y aura plus de pointeuse, la décision est maintenue », affirme-t-il. « Nous sommes dans l’aire de la confiance mutuelle avec les agents. » Pas inquiété par ce débrayage annoncé, le directeur affirme que les agents de son établissement travaillent normalement, et que les heures supplémentaires sont normalement comptabilisées.

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Archives des syndicats : Fougères lance une "opération sauvetage"

La cité de la chaussure, au long passé ouvrier, garde sa mémoire. La ville passe des accords avec les syndicats pour récupérer et faire vivre leurs archives du début du XXe siècle.

22/12/2015 à 10:29 par Hervé Pittoni

Le maire de Fougères Louis Feuvrier et le nouveau secrétaire de l'union de pays CFDT, Christophe Evrard, ont récemment signé une convention (photo ville de Fougères).

Fougères l’industrielle préserve les archives des syndicats locaux. Premier don : trois boîtes de documents du début du XXe siècle, âge d’or de la chaussure.

Le syndicat CFDT vient de remettre à la ville de Fougères trois boîtes d’archives, courant sur la période 1910- 1922. Ces documents vont être classés par les Archives municipales, où ils seront conservés et consultables.

Les documents couvrent une période essentielle dans l’histoire de Fougères au XXe siècle. Les plus anciens sont des contrats de travail, allant de 1910 jusqu’à 1919, date de la fondation de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Les cartons contiennent aussi des documents dactylographiés (comptes rendus de conférences dont une de l’abbé Bridel et courriers).

Jean Allain, l’abbé Bridel

Des documents évoquent la personnalité de Jean Allain, syndicaliste à l’origine de la cité ouvrière qui porte son nom. « Un document a déjà particulièrement été remarqué pour sa valeur historique : il s’agit d’un courrier manuscrit de Louis Bridel, daté de 1920, envoyé depuis la Suisse lors d’un séjour en sanatorium » relève le maire, Louis Feuvrier.

L’abbé Bridel reste aujourd’hui une figure marquante de l’histoire industrielle fougeraise, par le développement de l’habitat social, la création de coopératives de production comme alternative à la fermeture des usines (la Cristallerie fougeraise, l’Abeille). Louis Bridel fonda dès 1913 plusieurs syndicats chrétiens (syndicat de la chaussure, des employés, du bâtiment, de la verrerie, des chemins de fer…).

Les Archives municipales disposent depuis 2013 du don Helleux, qui permet l’accès aux archives du syndicat des patrons. Ce premier dépôt de la CFDT « permet donc de commencer à constituer un fonds municipal, tout aussi pertinent que celui des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine. Ce fonds sera une base de recherche essentielle pour les universitaires, les chercheurs…. En parallèle, le travail de collecte de la mémoire ouvrière et d’appel aux dons de particuliers est un axe à poursuivre »explique Louis Feuvrier.

Fougères « enclenche une véritable politique de sauvetage, de classement et de conditionnement ».

Un travail est aussi mené avec l’association La Sirène pour préserver et valoriser la mémoire ouvrière.

35133 Fougères

Hervé Pittoni

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