Francis Lebon vous salue bien

Agent technique d’Icéo et syndicaliste chevronné, Francis Lebon part en retraite mais gardera un œil acéré sur son ex-employeur, Cap Calaisis.


« Je ne sais pas s’ils sont contents pour moi, ou s’ils sont contents que je m’en aille
» observe, philosophe, Francis Lebon.

Un salut tout en sobriété a été adressé à Francis Lebon par Cap Calaisis. L’agent technique désormais retraité a reçu l’hommage avec quelques mots pleins d’humilité, adressés à ses collègues, dont certains sont devenus des amis, et à sa famille.« Je pars à un mauvais moment » confie Francis Lebon en marge de la cérémonie, en référence aux difficultés de Cap Calaisis et aux répercussions sur les conditions de travail, « mais je crois que le plus dur est dernière nous. » C’est un fait, Francis Lebon ne gardera pas un bon souvenir de ses échanges avec le président Philippe Blet.

 

Métal, bois puis eau

C’est le vice-président Patrice Cambraye qui a parlé au nom des élus de Cap Calaisis. L’élu a rappelé une chose chère à Francis Lebon :« Issu d’une famille de neuf enfants, et dont les parents ont adopté six neveux et nièces, votre père Auguste Lebon, ancien docker à Calais, a été reconnu père le plus méritant de France par le général de Gaulle. »

Avant d’intégrer la fonction publique territoriale et l’effectif de la piscine Ranson, en 1983, Francis Lebon a fait un début de carrière dans le privé. Il n’a jamais fait valoir son CAP mécanicien ajusteur automobile, obtenu à Coubertin. Son premier emploi, il l’a trouvé chez Tioxide, durant un an, avant de se reconvertir comme chaudronnier chez Kohl, puis chez Dion Lavoine. Il enchaîne avec un poste de soudeur agréé à la construction de plateformes pétrolières à Gravelines. Du métal au bois, Francis Lebon a aussi été menuisier, reconnu maître ouvrier à 22 ans.

Vingt-deux ans encore, c’est le temps de travail de Francis Lebon à la piscine, avant sa mutation à Icéo en 2003. Un an plus tard, il créé la section CFTC.« Francis est pour beaucoup le « poil à gratter de service » », le complimente Patrice Cambraye, « mais il manquera certes à ses collègues, car le son de sa voix lors des réunions syndicales a toujours retenti haut et fort ! » Toujours caustique, le nouveau retraité s’est demandé ensuite :« s’ils sont contents pour moi, ou s’ils sont contents de me voir partir… »

L’hommage le plus émouvant, finalement, est venu de Muriel Mouchon, sa collègue d’Iceo, camarade de lutte syndicale et amie, tout simplement. Au nom de ceux qui, à Cap Calaisis, ont su apprécier Francis Lebon, elle a récité un petit poème sur l’amitié.

Francis Lebon n’en n’a pas fini avec le syndicalisme. Il demeure président de la CFTC des agents territoriaux au niveau départemental, et a été nommé « président d’honneur » de la CFTC de Cap Calaisis par ses successeurs. Le bon Francis n’est pas près de se taire…

 

Grégory Faucquez

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