I grande 8932 chroniques chretiennes sociales et societales net

Gros plan sur la CFTC

Sept des neuf syndicats de la fonction publique ont appelé à la grève ce jeudi 22 mars. La Confédération Française des Travailleurs Chrétiens en fait partie. Mais que représente aujourd’hui le syndicat chrétien et que défend-t-il ?

 

Créé en 1919 à la fin de la Première Guerre Mondiale, le syndicat vote la déconfessionnalisation et devient la CFDT (confédération française démocratique du travail). Une branche refuse le changement et récupère le nom. Le syndicat fait aujourd’hui partie des organisations dites représentatives et ayant un siège à la table des négociations avec le gouvernement et le patronat sur des sujets variés comme les réforme de l’assurance chômage, du code du travail ou de la formation pour les plus récentes. Avec 9,49% des suffrages au niveau national et interprofessionnel, c’est le dernier syndicat à se qualifier. Il faut avoir un score électoral de plus de 8 % pour faire partie des syndicats représentatif. En termes d’effectifs, il compte près de 140 000 membres.

Un syndicat réformiste

Historiquement, la CFTC cherche une voie médiane dans le dialogue social, entre marxisme et libéralisme. La doctrine sociale de l’Église et l’Encyclique Rerum Novarum de 1891 ont longtemps été des textes de référence. Aujourd’hui, ce sont les principes sociaux chrétiens comme le respect de la dignité de la personne, le bien commun, la subsidiarité et la fraternité qui sont le socle de l’engagement militant. Si inspiration est chrétienne, le syndicat prône cependant une indépendance religieuse. Le dialogue comme base de militantisme est privilégié et la grève est entendu comme un dernier recours. Le syndicat entend renouveler le dialogue social en l’inscrivant dans la constitution. Le contrat social, la protection actifs et la négociation pour eux fait partie des combats qu’ils mènent. Pour le futur, trois axes de réflexions sont mis en avant : l’anticipation des transitions écologiques, numérique/robotique, la sécurisation des parcours des travailleurs, dans le cadre d’activités à statut variable et la protection sociale du travailleur attachée à sa personne. A voir si cela sera suffisant pour conserver la représentativité nationale aux prochaines élections professionnelles.

thouvenel radio notre dame

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Vous devez être connecté pour poster un commentaire