Confédération CFTC

Jean francois vanneste 1

HOMMAGE DE LA CFTC À JEAN-FRANÇOIS VANNESTE

MERCREDI 24 OCTOBRE 2018

Jean-François Vanneste, ancien président de la Fédération des Postes et des Télécommunications, ancien vice-président de la Confédération et ancien président de l’Institut syndical de formation, nous a quittés ce 22 octobre 2018.

Il aura lutté jusqu’au bout contre la maladie en subissant des périodes de grandes souffrances. Mais même dans ces moments-là, sa force de caractère et sa foi lui donnaient la volonté de surmonter cela et de s’inquiéter plus pour les autres que pour lui.

Jean-François était un agent de France Télécom et a connu lors de ses différentes responsabilités à la fédération des Postes et des Télécommunications, la scission des PTT, la privatisation de La Poste et de France Télécom.
Il a démontré ses grandes qualités de négociateur en protégeant au mieux les salariés subissant tous ces bouleversements. Il était craint mais respecté par les dirigeants des entreprises concernées.
Il était toujours respectueux envers ses interlocuteurs mais avec sa franchise et ses dossiers préparés à toutes attaques, il faisait souvent plier ceux-ci.

Jean-François était à chaque fois très affecté lorsque la fédération n’obtenait pas les chiffres escomptés aux élections professionnelles. Il lui arrivait les soirs de mauvais résultats d’arpenter de nuit les Champs-Élysées en cherchant la solution pour rebondir dès le lendemain.

Encourager les militants, détecter de futurs négociateurs CFTC, soutenir les équipes et surtout avoir le courage d’affronter celui qui n’aurait pas respecté la CFTC, c’était aussi ce qu’il savait faire.

Son Alsace, mais surtout Nicole son épouse et Samuel son fils lui manquaient énormément pendant toutes ces années passées à Paris ou à travers la France. Il nous confiait détester cette valise qui représentait tant de trajets loin d’eux.

Mais l’engagement de Jean-François était plus fort que cela et c’est pour cette raison qu’il a accepté, après la présidence de sa fédération, de rejoindre la confédération CFTC.
La confédération savait qu’en faisant appel à lui, elle allait changer « d’ère ».
Il prend en charge la formation syndicale et devient président de l’Institut syndical de formation.
Il relancera les formations sur les valeurs sociales chrétiennes de la CFTC auxquelles il était tant attaché.
Il lancera l’école du syndicalisme pour donner envie aux jeunes de s’impliquer et prendre des responsabilités au sein de la CFTC.
Il est l’auteur d’un livre : La CFTC sans complexe. 30 années de syndicalisme de construction sociale. Un livre essentiel à la compréhension des prises de positions de la CFTC.

Jean-François mènera la campagne prud’homale de 2008.
Il en organisera toute la campagne de A à Z. De la création des affiches, à la distribution sur le terrain, à l’élaboration de la stratégie et ainsi Jean-François amènera la CFTC, avec l’équipe dirigeante, à une belle progression de plus de 2 points pour atteindre le score « record » de 9,61%.

Jean-François a plus donné qu’il n’a reçu et c’est ce qu’il voulait.
Arrivé le 1er le matin, parti le dernier le soir.

Sa retraite arrive, il rejoint enfin Nicole, son Alsace mais sans décrocher de la CFTC.
Lui qui aimait la nature, les grandes balades, il s’installe à Chabottes dans les Alpes.
Avec Nicole, il commencera une autre vie, loin des turpitudes syndicales mais avec un œil dessus quand même. Il n’hésitait pas à passer un coup de fil pour dire avec ses mots que l’on faisait fausse route ou au contraire qu’il était fier de nous.

Chabottes, les montagnes, les grands espaces, les marmottes, ses chiens, sa maison ouverte sur la nature et surtout sur les amis étaient une récompense tellement méritée pour lui et Nicole.
C’est dans ce lieu magnifique haut perché dans la montagne qu’il a reçu en toute simplicité sa distinction d’Officier dans l’Ordre National du Mérite. Distinction hautement méritée.

Il aimait les livres, les bandes dessinées, partager un bon repas avec les amis.
Avec Nicole il donnera du temps à la paroisse, toujours inquiet pour les plus démunis. Il était toujours plus inquiet pour les autres que pour lui.
Quelques temps avant ce grand départ, il confiait : « J’ai fait tout ce que je pouvais sur Terre, le plus sincèrement possible alors je peux partir maintenant ».
Alors même si nous aurions aimé le garder encore un peu plus longtemps, nous devons le laisser partir pour qu’il se repose et continue de veiller sur nous.

Toute la CFTC est en deuil et présente toutes ses sincères condoléances à Nicole son épouse, à Samuel son fils et Sofia sa belle-fille, à Salomé sa petite fille adorée.
Merci à eux d’avoir souvent, trop souvent laissé la CFTC prendre autant de place dans leur vie de famille.

 

source: https://www.cftc.fr/espace-adherent/hommage-de-la-cftc-a-jean-francois-vanneste/

La CFTC sans complexes : 30 années de syndicalisme de construction sociale : 1975-2005

Valisette sante travail

SANTÉ AU TRAVAIL : LA CFTC VA PARTICIPER À LA CONCERTATION

VENDREDI 26 OCTOBRE 2018

Le rapport Lecoq-Dupuis-Forest, qui va servir de base à la concertation sur la santé au travail à laquelle va participer la CFTC, préconise de fusionner les acteurs.

 Si la CFTC est favorable à la rationalisation du système de santé au travail, elle estime que le rapport soulève encore des questions auxquelles la concertation devra répondre.

La CFTC participe en ce moment, comme les autres partenaires sociaux, à des réunions bilatérales sur la santé au travail, avec les ministères du Travail et de la Santé. En fonction de leur issue, elles pourraient se poursuivre par une concertation d’ici à la fin de l’année, puis par une négociation interprofessionnelle durant le premier trimestre 2019, pour aboutir à un projet de loi fin juin. Le Premier Ministre souhaite que le rapport Lecoq-Dupuis-Forest, qui lui a été remis en juillet dernier, serve de base à la concertation.

Ce rapport part du constat que notre système de santé au travail est composé de nombreux acteurs, qui ont en commun d’œuvrer notamment à la prévention des risques professionnels.

NIVEAU NATIONAL
Acteur Tutelle Missions
INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) Partenaires sociaux
  • Recherche
  • Certification des organismes de formation à la prévention
  • Information et documentation en ligne sur la sécurité et la santé au travail
Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) Ministère du Travail
  • Amélioration du dialogue social
  • Amélioration des conditions de travail
OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics) Branche du BTP
  • Prévention des risques dans l’objectif de réduire le nombre d’accidents de travail
NIVEAU RÉGIONAL
Acteur Tutelle Missions
SSTI (Services de Santé au Travail Interentreprises) Entreprises
  • Suivi individuel de l’état de santé des salariés (médecine du travail)
  • Conseil et accompagnement des entreprises dans la prévention des risques
  • Inspection des postes de travail par les médecins du travail
Aract (Agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail) Anact
  • Amélioration du dialogue social
  • Amélioration des conditions de travail
Carsat (Caisses d’assurance retraite et de la santé au travail) Assurance vieillesse
  • Assurance des risques professionnels
  • Contrôle des entreprises sur leurs démarches de prévention
  • Conseil en prévention des risques
OPPBTP (agences régionales) Partenaires sociaux du BTP
  • Prévention des risques dans l’objectif de réduire le nombre d’accidents de travail

D’après les auteurs du rapport, les entreprises auraient du mal à se repérer dans ce paysage complexe. Pourtant, le premier – voire le seul – interlocuteur à qui s’adresse l’entreprise, en matière de prévention des risques, et plus largement de santé au travail, est son SSTI. Quant aux autres acteurs, ce sont plutôt eux qui contactent l’entreprise au besoin. Prenons l’exemple des Carsat. Celles-ci viennent à la fois contrôler l’entreprise, si son taux de sinistralité est particulièrement élevé, et accompagner l’employeur dans la mise en place de mesures de prévention.

La CFTC est favorable au guichet unique

Les auteurs du rapport estiment qu’il faut rendre le système plus lisible, et préconisent de fusionner les acteurs de chaque région en une organisation unique : Région Santé Travail (RST). Les RST, via leurs antennes locales, deviendraient ainsi le « guichet unique » des entreprises en matière de prévention et seraient coordonnées, au niveau national, par France Santé Travail (FST), qui regrouperait l’Anact, l’INRS et l’OPPBTP. Ainsi, chaque entreprise aurait accès « à une offre de services homogène sur tout le territoire » :

NIVEAU NATIONAL
Acteur Tutelle Missions
FST (France Santé Travail) Partenaires sociaux, Etat
  • Ingénierie de prévention : outils, démarches, méthodes
NIVEAU RÉGIONAL
Acteur Tutelle Missions
RST (Région Santé Travail) Partenaires sociaux, Etat
  • Suivi individuel de l’état de santé des salariés (médecine du travail)
  • Maintien en emploi
  • Conseil en prévention
  • Centre ressources
  • Reporting bonnes pratiques
  • Formation
  • Observation et veille sanitaire

Commentant le rapport Lecoq-Dupuis-Forest, « on relève une volonté de mieux structurer le système », déclare Pierre-Yves Montéléon, responsable confédéral CFTC de la cellule « santé au travail ». Cette idée, il rappelle qu’elle « est défendue par la CFTC depuis plus de vingt ans ». Quant au guichet unique, « on le réclame depuis longtemps », affirme-t-il. Il déplore d’ailleurs que les différents acteurs de la santé au travail ne collaborent pas davantage.

Cependant, la CFTC met en garde contre le risque d’une répartition géographique inégale des moyens dédiés à la prévention. Le « guichet unique », pour être efficace, doit être relayé par des structures suffisamment proches de l’entreprise, comme les SSTI aujourd’hui. D’où le souhait de la CFTC de mailler le territoire en fonction des zones où sont concentrés les emplois et non uniquement en fonction de la carte administrative.

La CFTC veut sanctuariser le budget de la prévention des risques

Le rapport Lecoq-Dupuis-Forest préconise de fusionner la cotisation « accidents du travail maladies professionnelles » (AT-MP) et la cotisation SSTI en une cotisation unique « santé au travail », qui serait prélevée par les Urssaf. La cotisation AT-MP sert surtout à verser les pensions ; une faible part est employée à la prévention des risques (341 millions d’euros). La cotisation SSTI (1,6 milliard d’euros) sert à suivre l’état de santé des salariés et à faire de la prévention.

La CFTC met en garde contre un risque de dilution des sommes utilisées pour la prévention. De plus, dans le scénario proposé par le rapport, les employeurs pourraient recourir à des prestataires privés pour mener des actions de préventions et déduire ces dépenses de leur cotisation « santé au travail ». D’où le risque d’une perte de financements. La CFTC souhaite que les montants consacrés à la prévention soient maintenus et, mieux encore, augmentés, et qu’un budget prévention soit sanctuarisé.

La CFTC veut développer la culture de prévention

Dans le scénario du rapport Lecoq-Dupuis-Forest, les RST accompagneraient les entreprises dépourvues de moyens (les plus petites) pour élaborer un plan de prévention des risques. Celui-ci remplacerait le document unique de prévention des risques professionnels, généralement vécu comme une simple obligation administrative, et la fiche d’entreprise dans laquelle le médecin du travail recense tous les risques professionnels.

La CFTC approuve la proposition d’aider les petites entreprises à développer une prévention des risques. Pour ce faire, le « document unique » conserve, selon la CFTC, toute sa pertinence dans la mesure où il inclut déjà un plan de prévention des risques. Et c’est en s’en emparant que les employeurs pourront améliorer leur niveau de culture en matière de prévention. Quant à la fiche d’entreprise, elle permet d’apporter un regard médical sur les risques professionnels.

Cependant, la CFTC formule plusieurs propositions de mesures visant à développer la culture de prévention dans les entreprises :

  • Transformer le document unique en outil de management ;
  • Dispenser aux employeurs et aux cadres chargés de la sécurité une formation de deux jours à la prévention des risques ;
  • Organiser des formations conjointes employeur/salariés sur la thématique de la santé au travail ;
  • Communiquer à chaque salarié, à son embauche et à chaque nouvelle affectation, la partie du document unique relative à son unité de travail.

Laurent Barberon

Crédit photographique : pixabay

source: https://www.cftc.fr/espace-adherent/sante-au-travail-la-cftc-va-participer-a-la-concertation/

Infirmier

MA SANTÉ 2022 : LA CFTC SALUE L’ESPRIT DU PLAN

Comme pour le travail, Emmanuel Macron a décidé pour mener sa réforme, de « recentrer le système autour de l’individu », ici donc du patient. Le Président a prévenu qu’il faudrait 2 à 3 ans pour restructurer l’organisation. Et pour cause, c’est par le prisme de l’organisation de la santé que le gouvernement souhaite faire de cette réforme une réforme structurelle sur le long terme.

La CFTC se réjouit de cette volonté qui va permettre de sortir enfin d’une vision de la santé quasi exclusivement organisée autour de l’offre et de la demande, tel n’importe quel bien. Conçu pour une société où l’on vivait moins vieux, pour des pathologies aigües notre système de santé n’était plus adapté à la nouvelle cartographie sanitaire (déserts médicaux, vieillissement de la population, nouvelles pathologies, maladies chroniques…). Cette vue archaïque de notre système de santé est apparue plus criante encore ces dernières années. 

Pour dessiner les contours de cette réforme, le ministère de la santé des affaires sociales et de la solidarité a lancé au printemps dernier une concertation avec l’ensemble des acteurs. A ce titre la CFTC, comme les autres partenaires sociaux, avait remis une contribution contenant 32 propositions. Elle se satisfait aujourd’hui de constater que bon nombre d’entre elles ont été reprises par le gouvernement.

Parmi elles : 

  • La sortie progressive du tout T2A par l’élaboration de nouveaux modes de rémunération pour accompagner financièrement le parcours de soins. Si dans un premier temps seules les insuffisances rénales chroniques et le diabète sont concernés, la CFTC souhaite élargir la mise en place de financements transversaux autour d’un épisode de soins à d’autres pathologies.
  • Face à la perte de sens au travail que subissent les métiers de l’hôpital, souvent dû à un manque de considération pour leurs missions, il était urgent d’offrir à ces acteurs de santé des perspectives de carrière en facilitant leur mobilité et en dopant leurs compétences. A ce titre la CFTC ne peut que se réjouir de la modernisation annoncée du statut de praticien hospitalier qui permettra les évolutions de carrière et fera tomber les frontières entre médecine de ville et hôpital. Par ailleurs la CFTC salue aussi la revalorisation salariale pour les infirmières des EPHAD promise par Emmanuel Macron. Qu’en est-il des autres professionnels de santé soumis aux mêmes difficultés ? 
  • La création de nouvelles structures de proximité, aux missions élargies et dotés d’un financement adéquat. L’hôpital ne doit plus être la réponse à tous les maux. Pour cela il faut faire émerger un nouveau modèle de permanence des soins (à la ville) au sein duquel chaque acteur joue son rôle en fonction du parcours du patient. Pour cela il faut dégager du temps médical et de soin. La création de 4000 assistants médicaux s’inscrit en ce sens. La CFTC attend cependant des clarifications sur les missions, les taches, et surtout les qualifications inhérentes à ce nouveau métier.
  • Le développement des Communautés professionnelles territoriales de santé, dites CPTS. Si ces regroupements existaient déjà, il fallait les doter de moyens normatifs et financiers permettant aux acteurs de ladite communauté de travailler en parfaite intelligence (géographique, populationnelle) pour élaborer les parcours de santé adéquats en fonction de l’offre de soin. 
  • L’accélération et la mise en œuvre réelle du virage numérique dans la santé. La CFTC espère que le Dossier Médical Partagé devienne enfin effectif. En effet, le DMP a connu des évolutions conséquentes pourtant il n’a jamais vraiment été déployé devenant ainsi l’Arlésienne du système de santé. Pour la CFTC, le DMP doit être avant tout considéré comme un outil d’amélioration de la qualité des soins. L’exercice individuel et isolé de la médecine ne correspond plus aux enjeux actuels. Le dossier médical partagé est un outil qui permet d’organiser et d’articuler les interventions des différents professionnels de santé.

Pour mener à bien cette réforme, le Président de la République a annoncé un plan de 3.4 Milliards sur quatre ans au total. Si les moyens sont conséquents, on peut regretter que le gouvernement ne se soit pas attaqué à la structure du financement de notre système de santé, toujours trop cloisonné entre les différents acteurs (ville, hôpital, médico-social).

Mais, au-delà des financements, l’un des enjeux majeurs de cette transformation de notre système de santé est de redonner du sens et de la valeur à l’engagement médical et hospitalier. Un enjeu d’autant plus difficile à atteindre que, dans la santé comme dans d’autres secteurs, les aspirations des professionnels semblent être souvent liées à leur âge. Ainsi, si les baby-boomers étaient attachés à l’exercice isolé d’une médecine libérale et généraliste, une nouvelle génération semble préférer la médecine spécialisée, le travail collectif et de plus en plus des rémunérations alternatives au paiement à l’acte (salariat), plus en phase avec un désir de conciliation des temps de vie.

Pour la CFTC, il ne faut pas opposer ces générations et ces pratiques, bien au contraire. En effet, le succès de la réforme est justement conditionné à la diversification des pratiques (offre de soin), car elles permettront de s’adapter au mieux aux évolutions des besoins de santé (vieillissement, obésité, cancer).

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Vie privee

LA CFTC APPELLE LES PARTENAIRES SOCIAUX À SE SAISIR DE LA QVT

Alors que se tient la « semaine de la qualité de vie au travail » organisée par l’ANACT, la CFTC profite de cette occasion pour rappeler aux différents partenaires sociaux, qu’ils s’étaient engagés en 2013 à créer un comité de suivi relatif à la QVT. Or cinq ans plus tard, ce comité n’existe toujours pas. Pour la CFTC, il est temps d’y remédier. 
Pour la CFTC la qualité de vie au travail (QVT) figure parmi les attentes fortes des salariés et constitue un levier de performance pour les entreprises. Toutefois, la QVT est un sujet large, pas toujours bien compris des acteurs.

Les accords « qualité de vie au travail » qui ont été signés se préoccupent en très grande majorité de deux sujets. La conciliation entre la vie personnelle et la vie professionnelle, illustrée par le télétravail ; et la prévention de la santé, avec des démarches de prévention des risques psychosociaux. D’autres sujets relèvent en revanche plus de l’ordre du bien-être en entreprise (« responsable du bonheur en entreprise », conciergeries ou encore salle de sport).

La CFTC se réjouit de la prise en compte de ces problématiques qui lui sont chères mais elle estime que le résultat est largement insuffisant.

Et pour cause, comment attendre des acteurs de l’entreprise qu’ils se saisissent de ce sujet majeur sans impulsion nationale ?

En effet l’article 22 de l’Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 portant sur la QVT et l’égalité professionnelle prévoit la mise en place d’un comité de suivi des expérimentations menées par les branches et les entreprises dans ce domaine. Ce comité doit s’appuyer sur ces dernières pour procéder à l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord et proposer des évolutions. Force est de constater que ce comité n’a pas été mis en place.

C’est pourquoi, la CFTC dans un courrier (ci-joint) adressé à l’ensemble des partenaires sociaux demande la création rapide de ce comité.

Dans un monde où l’innovation (c’est d’ailleurs le thème cette année de la semaine QVT) bouleverse notre rapport au travail, aux autres, à la hiérarchie et à la santé, il est urgent que chacun se saisisse de cette question. Et en premier lieu les organisations syndicales et patronales.  

La CFTC a donc proposé aux autres Organisations de les rencontrer pour envisager la tenue d’une réunion paritaire afin de définir les modalités et le calendrier de la mise en place de ce comité.

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source: https://www.cftc.fr/fr/espace-presse/communiques-de-presse/cftc-appelle-partenaires-sociaux-a-se-saisir-de-qvt

Mission handicap cftc

DES MESURES ENCOURAGEANTES EN FAVEUR DE L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES

MARDI 12 JUIN 2018

Alors que l’emploi des travailleurs handicapés se dégrade, une première concertation (15 février-31 mai) a réuni les acteurs concernés avec l’objectif de réformer leur obligation d’emploi. A l’issue de cette première phase, un rapport a été rendu le 5 juin 2018 en présence de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap. Son titre ? « L’emploi des travailleurs handicapés : Tous concernés, tous mobilisés ».

Cette concertation a rassemblé des associations de personnes handicapées, des chefs d’entreprise, des représentants de branches professionnelles mais aussi les partenaires sociaux, dont la CFTC. L’occasion pour la confédération de saluer de nombreuses propositions. Parmi elles : la priorité donnée au milieu ordinaire, le maintien de l’obligation d’emploi à 6%, la fin de l’exonération du ministère de l’Education nationale de sa contribution au Fiphfp à compter de 2020, la prise en compte de tous les statuts pour répondre à l’obligation d’emploi (stagiaire, périodes de mise en situation professionnelle, intérimaire, titulaire de contrats aidés, alternants), la limitation à un renouvellement pour l’agrément des accords ou encore le maintien d’une minoration pour les seniors en situation de handicap particulièrement touchés par le chômage.

En outre, à compter du 1er janvier 2020 toutes les entreprises devront déclarer leurs actions en faveur de l’emploi de travailleurs handicapés, y compris les TPE qui ne sont pas assujetties à l’obligation d’emploi afin de « rendre visible leur effort  et de renforcer la mobilisation collective ».

Enfin, tous les cinq ans, un grand débat parlementaire permettra d’apprécier l’impact de la politique en faveur de l’emploi des personnes handicapées, notamment celui du taux de l’obligation d’emploi de 6%. Un taux ambitieux mais nécessaire. Cette série de mesures sera-t-elle suffisante pour l’atteindre alors qu’aujourd’hui encore près de 500 000 personnes handicapées sont au chômage ?
Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées promet qu’il ne s’agit que d’une première étape. Dont acte.

Une deuxième phase de concertation va s’ouvrir de juin à septembre 2018 en s’appuyant sur le rapport que doit remettre Dominique Gillot, présidente du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées), le 11 juin relatif à l’emploi des travailleurs handicapés et à la conciliation de la vie personnelle et professionnelle des aidants. Des thématiques qui sont chères à la CFTC.

C’est pourquoi la Confédération, et ses représentants sont décidés à prendre toute leur place dans cette seconde concertation et continueront à œuvrer pour l’accès à l’emploi des travailleurs handicapés.

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 Mission handicap cftc

Cpf

Réponse aux propos de Murielle PENICAUD sur leCIF

VENDREDI 25 MAI 2018

Réponse aux propos de Murielle PENICAUD devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale du 23 MAI 2018

C’est avec beaucoup d’étonnement que la CFTC a pris connaissance des propos de la Ministre du travail devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale concernant le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Répondant à une question sur la suppression du CIF et ses conséquences quant aux devenir des FONGECIF et de leurs personnels, la Ministre a jugé bon attribuer l’initiative aux partenaires sociaux. En effet, selon la Ministre, c’est l’ANI du 22 février 2018 qui a remplacé le CIF par le CPF de transition professionnelle. C’est pour le moins faire preuve d’amnésie en oubliant de rappeler que les partenaires sociaux ont été contraints par une feuille de route pour négocier. C’est oublier également les déclarations de la Ministre avant même l’ouverture de la négociation, lesquelles déclarations annonçaient déjà la disparition du CIF.

De tels propos sont irrespectueux vis-à-vis des partenaires sociaux.

En négociant l’ANI les partenaires sociaux ont tout fait pour conserver la philosophie du CIF en lui substituant un CPF de transition professionnelle administré par les FONGECIF conformément à leurs compétences jusque-là reconnues.

Force est de constater que la Ministre en a décidé autrement en reprenant le CPF de transition professionnelle sans conserver les FONGECIF comme opérateurs dédiés. Cette initiative est donc bien la sienne !

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LA CFTC POSE SA SIGNATURE SUR L’ANI formation profesionnelle

LUNDI 26 FÉVRIER 2018

FORMATION PROFESSIONNELLE

Réunies ce jour à Pantin, les instances de la CFTC ont décidé de signer l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle.  

Issu de nombreuses séances de négociations aux MEDEF, l’accord dont la rédaction s’est achevé dans la nuit de Mercredi 21 à Jeudi 22 février prévoit notamment une montée en régime du CPF.

Le projet d’ANI propose de mettre en place un CPF (compte personnel de formation) « lisible et rénové ». Le CIF y est intégré et devient le CPF « transitions professionnelles ».

Par ailleurs le plafond et l’alimentation du CPF ont été revus à la hausse. Ainsi, l’accord prévoit que le CPF soit alimenté de 35h par an (contre 24 actuellement) avec un plafond de 400 heures (150 aujourd’hui).

Mieux, pour les personnes peu qualifiées l’alimentation du compte est portée à 55 heures par an, avec plafond de 550 heures.

C’est donc à une véritable montée en puissance du CPF à laquelle on assiste. La CFTC appelait de ses vœux une telle évolution depuis longtemps afin que les salariés puissent être davantage maîtres de leurs parcours professionnels.

A ce titre les évolutions du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) prévues par l’accord constitue également de réelles avancées sociales. En effet, pour choisir la formation qui convient le mieux à ses aspirations et ses capacités encore faut-il connaitre les formations existantes, savoir à quels métiers elles correspondent, si elles sont adaptées aux salariés et aux évolutions du marché de l’emploi (nouveau métier, besoin en mains d’œuvre).

Grace à ce nouveau CEP, les salariés acquièrent enfin un droit à l’accompagnement universel et gratuit. 

Pour la CFTC, cet accord national interprofessionnel sur la formation, couplé aux nouvelles règles sur l’apprentissage et l’alternance (valorisation tutorat et maitre d’apprentissage, mise en place des campus métiers), constitue donc une réelle avancée sociale.  

Ses instances réunies ce jour ont donc décidé de le signer.

source: https://www.cftc.fr/fr/actualites/cftc-pose-signature-lani#

Communiquesignatureanicommuniquesignatureani.pdf (340.9 Ko)

Fpc cftc

LA CFTC PARTIE PRENANTE DANS LA FUSION AGIRC/ARRCO

VENDREDI 17 NOVEMBRE 2017

Les partenaires sociaux se sont retrouvés ce 17 novembre pour finaliser le texte de l’accord sur la mise en place du régime unifié AGIRC/ARRCO au 1er janvier 2019.

La CFTC signataire de l’accord de 2015 se félicite que celui-ci permette d’avoir un régime de retraite complémentaire avec une situation financière saine. Ainsi, la fusion de l’AGIRC et de l’ARRCO est rendue possible au 1er janvier 2019 en toute sécurité et sans baisse de pensions complémentaires pour les retraités actuels et futurs.

Rappelons que le déficit cumulé des deux régimes étaient de 6,7 Milliards d’euros et mettait en péril ces derniers.

En plus de la sauvegarde des régimes complémentaires, le régime unifié permet une simplification du système :

  • Pour un salarié non cadre: rien ne change  1 point ARRCO = 1 pt AGIRC/ARRCO
  • Pour les cadres : les pts ARRCO et AGIRC sont regroupés et convertis en point AGIRC/ARRCO au 1er janvier 2019 via le calcul suivant : 
    Pts ARRCO + (Pts AGIRC X 0.347798289) = pts AGIRC/ARRCO
  • Pour les retraités : Rien ne change, maintien du niveau de pension
  • Pour les futurs retraités : aucun changement pour les non cadres, les cadres eux bénéficieront d’une simplification : 1 seule demande pour 1 seul paiement

La CFTC toujours soucieuse des petites pensions a obtenu que la pension de réversion soit versée dès 55 ans pour tous, contre 60 ans aujourd’hui pour l’AGIRC. La CFTC a également plaidé avec succès pour que le plafond des majorations familiales passe à 2000 euros par an (contre 1000 aujourd’hui).

Encore une fois, la CFTC a pris toutes ses responsabilités dans cet accord qui s’inscrit dans la continuité de celui de 2015.

Ainsi les régimes complémentaires AGIRC et ARRCO sont sauvegardés dans un régime unifié sans aucune baisse de pension. La confédération interrogera son bureau confédéral prochainement afin de donner un avis définitif sur le texte édité ce matin par l’ensemble des partenaires sociaux. 

Le communiqué en .pdf

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