LUNDI DE PENTECÔTE: LA CFTC POUR UNE SOLIDARITÉ PLUS JUSTE, ÉCRIT À FRANÇOIS REBSAMEN

Mardi 3 juin, Joseph Thouvenel, Vice-président de la CFTC a adressé un courrier au nouveau  ministre du Travail et de l'Emploi, François Rebsamen, afin de dénoncer une nouvelle fois, l'injustice de la journée dite « de solidarité » mise en place en 2004.

Dans cette lettre,  la CFTC rappelle que dès l'origine de cette loi,  elle était favorable au principe de solidarité nationale pour la prise en charge des personnes dépendantes tout en étant totalement opposée à une mesure injuste vis-à-vis des salariés et de leurs familles. Pour la CFTC, tout travail mérite salaire, et ce principe reste incontestable. La CFTC demande donc au ministre du Travail et de l'Emploi de prendre les dispositions nécessaires en vue de mettre fin à l'obligation pour un salarié de travailler sans être payé.

Comme chaque année, la CFTC rappelle qu'elle couvre par un mot d'ordre de grève tous les salariés qui choisiraient de ne pas travailler ce lundi de Pentecôte ou tout autre jour imposé par leur employeur sous le couvert d'une fausse solidarité.

Pour accéder au courrier envoyé, cliquez ici

Rappel sur le droit de grève : 
La jurisprudence définit la grève comme une cessation collective et concertée du travail, par le personnel d’une ou plusieurs entreprises visant à appuyer des revendications professionnelles. À ce titre, trois conditions doivent être remplies : 
- Une cessation du travail
- Une concertation des salariés 
- Des revendications professionnelles dont l’employeur a connaissance au moment de l’arrêt de travail.

 

Remarque : le caractère collectif de l’arrêt de travail, peut être écarté dès lors que le mot d’ordre de grève est national. Concrètement, dans le cas précis du lundi de Pentecôte, cela revient à dire qu’un salarié peut répondre seul au mot d’ordre national lancé par la CFTC. 
 

cftc;grève;lundi de pentecôte;

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire